Ophélie Mallet

Rédactrice d’articles et Kwélafé

Université Lyon 2

Licence de droit

Formation et expérience

2018
Juin 2018

Baccalauréat général scientifique - Lycée Levavasseur

Septembre 2018

Entrée en L1 Portail Institutions & Sociétés avec option "minerve espagnol" - Université Lumière Lyon 2

2019
Septembre 2019

Entrée en licence L2 de droit avec option "minerve espagnol" - Université Lumière Lyon 2

Entrée en Diplôme d'établissement d'études européennes - Sciences Po Lyon

2020
Août 2020

Stage dans un cabinet d'avocat (3 semaines)

Portrait

👓 Peux-tu nous présenter ton parcours ?
Bien sûr ! Alors j’ai, tout d’abord, effectué un Bac S au Lycée Levavasseur à Saint-Denis. Puis, me rendant compte que des études scientifiques n’étaient pas ce qui me plaisait le plus, j’ai intégré le portail « institution et société » à l’Université Lumière Lyon 2 grâce auquel j’ai étudié de l’économie, de la science politique, de la sociologie et du droit. Cette première année m’a permis de comprendre quel domaine m’intéressait le plus. Après avoir validé ma licence 1, j’ai donc décidé de me tourner vers une L2 droit et ai postulé pour intégrer un diplôme d’établissement sur l’Europe délivré par Sciences Po Lyon. Aujourd’hui, je finis donc ma L2 droit option « minerve espagnol » et ma première année de DE à Sciences Po Lyon.
 
🏹 Parles nous des obstacles que rencontre les jeunes réunionnais à l’entrée dans des filières sélectives.
Alors, pour les obstacles, il y en a plusieurs…
1- Le manque d’information
Un des obstacles majeurs selon moi est le manque d’information sur les différents parcours de formation que l’on peut suivre après le bac. Si l’on ne connait pas l’existence des différentes écoles de commerce, d’ingénieur, des IEP ou encore de Sciences po Paris, il me semble compliqué de les préparer et de les intégrer…
2- La prise de conscience tardive
En effet, si l’on a conscience de l’existence des différentes filières sélectives qu’en terminale, il est difficile d’entrer dans les écoles qui demandent un concours par exemple.
3- L’éloignement
Ce n’est pas facile pour une personne qui a toujours ou longtemps vécu à la Réunion avec ses parents et sa famille de penser à aller étudier dans une école dans l’hexagone ou ailleurs. Toutefois, si l’on sait ce que l’on veut ou souhaite étudier, il ne faut pas avoir peur de « sauter » le pas et de foncer !
4- L’autocensure
Un sujet crucial est l’autocensure. En effet, et j’insiste là-dessus, il ne faut pas croire que les filières sélectives ne sont pas pour vous ! Tout le monde peut réussir s’il croit en sa réussite et en ses capacités. Et puis « Pa capab lé mort sans essayer » alors ça ne coute rien d’essayer 😉.
 
🏅Pourquoi as-tu intégré l’association ?
J’ai intégré cette association pour justement lutter contre certains obstacles que peuvent rencontrer les jeunes réunionnaises et réunionnais dans leurs passages dans l’enseignement supérieur. Mon but en entrant dans cette association est de réduire le manque d’information des
lycéens et de pouvoir les informer dès les premières années du lycée des différentes
possibilités de formation après le bac.
Remarque : Et oui il ne faut pas penser qu’au bac, le post bac et au moins aussi important.
(PS : je suis tombé dans le panneau donc je ne veux pas que ça arrive aux autres)
 
✈️ Envisages-tu un retour à La Réunion ?
Honnêtement, je pense que oui parce que je souhaite apporter ma contribution au développement de notre Ile. Je pense qu’il est important de revenir apporter ce que l’on peut à l’endroit où l’on a grandi. Toutefois, ce ne sera pas tout de suite après mes études car je m’intéresse fortement à tout ce qui tourne autour de l’Union Européenne.