Qui sommes-nous ?

Un dispositif inédit

Les enjeux identifiés

Souvent remarqués dans les classements nationaux pour leurs bons résultats au baccalauréat, les lycées de La Réunion se distinguent pourtant par la faible proportion de leurs élèves à poursuivre un cursus dans les classes préparatoires ou les grandes écoles. Cette situation n’impacte pas seulement des trajectoires individuelles, ses répercussions sont collectives et affaiblissent les territoires en appauvrissant leur dynamisme et en minant l’idéal méritocratique. Trois freins majeurs sont identifiés :

Manque d'information

L’accès à l’information sur les filières possibles après le bac constitue la première source d’inégalité entre les élèves. Les lycéens des territoires périphériques, éloignés des métropoles, pâtissent d’un manque d’accès à l’information.

Autocensure

Le monde réunionnais se distingue également par une autocensure de ses élèves, qui ne se sentent pas légitimes à postuler aux cursus sélectifs, jugés élitistes et hors de portée.

Eloignement

L’éloignement est également une particularité de notre territoire qui freine l’accès à ces filières sélectives.

Favoriser l'accès aux filières sélectives et plus généralement aider dans l'orientation​

Permettre à tout le monde de trouver sa voie et déconstruire la croyance que les filières sélectives sont inatteignables lorsque nous venons de La Réunion,

Accompagner les étudiants tout au long de leur cursus​

conseiller, rencontrer ces étudiants et encourager leur réussite dans une perspective de solidarité

Sensibiliser sur la nécessité de leur retour

et inciter ces jeunes à revenir pour le développement du territoire réunionnais.

Nos objectifs

« Nou lé pas plus, non lé pas loin. »

Les moyens que nous mettons en oeuvre

La première plateforme digitale spécifiquement dédiée à l’accès aux grandes écoles et à un système de parrainage inédit.

Interventions annuelles dans les lycées conventionnés

L'orientation par les pairs, un jeune parlant à d'autres jeunes, est mieux ressentie par les élèves que la parole de l'adulte.

Plateforme de parrainage et différents conseils/ressources mis à disposition​

Le but est de répondre aux questions des lycéens tout au long de l'année.

Mise en place d'une bourse

Celle-ci s'appuiera sur les proviseurs et le financement viendra d'entrepreneurs.

Nos membres

Adèle Hoarau

Fondatrice et présidente

Léna Polard

Vice-présidente et gérante de la page Instagram

Laura Doche

Vice-présidente et rédactrice Kwélafé

Vincent Paulin

Secrétaire et responsable des relations institutionnelles

Anne-Gaëlle Moidinecouty

Responsable contact et presse

Eliott Von-Pine

Trésorier et rédacteur Kwélafé

Adrien Garaïos

Trésorier adjoint et webmaster/webdesigner

Xavier Kamaky

Réalisateur des vidéos

Alban Delpouy

Gérant de la page LinkedIn

Ophélie Mallet

Rédactrice d’articles et Kwélafé

Mathieu Tailamee

Rédacteur d’articles et Kwélafé

Allan Fontaine

Rédacteur d’articles

Loïck LEVENEUR

Rédacteur d’articles

Clément Abraham

Rédacteur d’articles et Kwélafé

Joffrey Martelly

Responsable des partenariats avec les entreprises

Timothée Heurtin

Rédacteur d’articles

Une coordination nationale

DRGE s’inscrit dans la continuité d’une coopération nationale nommée Des Territoires Aux Grandes Ecoles (DTGE).

DRGE en quelques chiffres

7

Conventions avec des lycées

1

Convention avec une entreprise

16

Membres actifs

2000€

De dons

Notre projet

Favoriser l'égalité des chances

Promouvoir l’accès aux grands écoles et plus généralement au monde de l’enseignement supérieur à de jeunes lycéens issus de territoires enclavés, dans une perspective d’égalité des chances.

Faciliter l'accès aux études supérieures

Faciliter l’adhésion aux grandes écoles, aux classes préparatoires et à l’université des jeunes étudiants réunionnais ambitieux mais manquant d’information sur les différentes formations et potentielles aides d’organismes.

Inciter le retour sur le territoire

L’objectif est de signer des conventions avec les établissements publics et privés réunionnais pour organiser des conférences régulières. Ces interventions serviront à informer les lycéens en leur présentant nos parcours et nos filières afin de préparer au mieux les étudiants aux concours et à leur avenir professionnel tout en les sensibilisant sur l’importance de leur retour sur le territoire réunionnais.

Sondage

L’association De La Réunion aux Grandes Écoles a organisé en partenariat avec Laurence Akossi un sondage concernant l’efficacité de l’orientation à La Réunion. Nous avons posé notamment deux questions à des élèves de 13 à 21 ans.

Est-ce que vous considérez avoir assez guidé dans votre orientation scolaire (conseiller, professeurs…) ?

Aidé oui, mais assez non.
Nabila
Lycéenne
Non dès que tu veux aller autre part qu’en France, il faut se débrouiller par soi même. À La Réunion, il y a une bourse pour ceux qui s'installent ailleurs qu'en France, on ne m’a jamais rappelé on ne répond pas à mes mails, c’était compliqué surtout qu’à l’époque j’avais galéré pour obtenir les documents. Je trouve que c’est dommage que lorsqu'on veut étudier autre part qu’en France, on soit un peu confronté à soi même. Pour aller en France on est mieux orienté mais il y a encore du chemin à faire aussi.
Hasnain
Etudiant dans une école anglaise
Il y a un manque de conseillères d'orientation, les rendez-vous avec elles sont souvent prisés et je n'ai jamais eu la possibilité d’en prendre, elles ne sont jamais au lycée. Quand on a de bonnes notes, ça va on est encouragé à tout faire par contre c'est plus compliqué pour les autres élèves. Au niveau de la réforme du bac cette année, j'aurai aimé avoir plus d'explications et précisions sur les filières.
Emma
Lycéenne
Non, je n'ai pas été assez guidée.
Louisa
Etudiante à Sciences Po Paris passée par le lycée Bellepierre

Est-ce qu'il vous est déjà arrivé d’être découragé par un prof ou un conseiller d’orientation que vous avez finalement réussie ?

Oui, j’en ai même pleuré.
Enja
Elève en troisième
Ça a toujours été le cas pour moi. Personnellement ça m'a forgé l'esprit. Malheureusement ici à la Réunion généralement on est mal orienté. C’est triste car on a du potentiel, je pense que c'est ça qui détruit notre jeunesse.
Loick
Reçu en école de commerce après deux années de prépa à Bellepierre
Ma prof d’anglais pensait que je ne pourrai jamais réussi en L, elle était bien étonnée de voir que j'ai mon Bac L mention bien.
Maxime
Etudiant à la faculté d'histoire à La Réunion
La section technologique c'est pour les nuls.
Rachel
Elève de terminale en lycée professionnelle

Quelques portraits de nos membres

Adèle Hoarau

Après avoir grandi à Sainte-Suzanne dans l’est de l’île de La Réunion, j’ai étudié au lycée Levavasseur de Saint-Denis où j’ai obtenu mon baccalauréat ES en 2018. J’ai ensuite postulé pour le programme Europe-Afrique de Sciences Po Paris sur le campus de Reims dans lequel je suis depuis maintenant un an.

En rejoignant Sciences Po Paris, j’ai souhaité comme tout étudiant participer à la vie associative du campus. C’est ainsi que j’ai rencontré sur le campus de Reims des étudiants animés par la même volonté de valoriser leurs territoires en permettant un meilleur accès des lycéens de leur région d’origine aux grandes écoles. Je voyais cette belle initiative comme un moyen de ne pas oublier d’où l’on vient et je me suis reconnue dans les valeurs promues par cette association. J’ai donc décidé d’ouvrir la première branche Outre-Mer, celle de La Réunion. Cette ouverture est inédite au sein de la communauté DTGE.
Mer, montagnes, volcan, la Réunion n’est pas uniquement une belle région à la météo enviable, ne regorge pas uniquement de paysages fantastiques mais aussi de beaucoup potentiel de la part de sa population qui est jeune. Entre allers-retours fréquents Métropole – Réunion, les jeunes étudiants sont particulièrement courageux de quitter leur chez-soi pour leurs études, solidaires et ambitieux.
Soyez ambitieux ! Il est possible de viser des grandes écoles même lorsque l’on vient d’un territoire d’outre-mer lointain et enclavé, que nous disposons pas d’une aura parisienne ou que nos parents ne sont pas professeurs, enfin bref que nous disposions pas à première vue d’avantages pour entrer dans ces écoles sélectives. Bien sûr, l’optique n’est pas toujours de viser des filières élitistes mais surtout de retourner à la Réunion apporter l’expertise acquise durant ces études.
Promouvoir l’accès aux grandes écoles pour les étudiants réunionnais n’ayant pas forcément les moyens et surtout inciter ces étudiants à retourner sur le territoire afin de permettre une mise en valeur du territoire ! Après avoir fédéré ces jeunes étudiants et diplômés et avoir créé un véritable tissu économique, nous voudrions promouvoir la création de nos propres écoles ou universités à la Réunion. L’objectif de De La Réunion aux Grandes Écoles est de répondre à un enjeu crucial dans la thématique de migrations vers le territoire métropolitain: un véritable accompagnement des jeunes du choix de leurs filières jusqu’aux premiers moments de leur nouvelle vie.
De la Réunion aux Grandes Écoles réunit des lycéens et jeunes étudiants réunionnais qui fédèrent les jeunes réunionnais conscients de l’importance du retour au territoire pour son développement socio-économique.

Laura Doche

J’ai obtenu mon baccalauréat ES avec félicitation du jury au lycée Bellepierre en 2018. Je suis actuellement en khâgne B/L toujours au lycée Bellepierre. Il s’agit d’une CPGE littéraire avec des mathématiques et de la SES. C’est une description assez concise qui montre la diversité cette filière.
Ma motivation pour intégrer l’asso est son objectif. Le manque d’information sur les études supérieures est bien réel ! Je pense qu’avoir déjà une connaissance de ces grandes écoles offre davantage de possibilité de les intégrer.
Comme je l’ai dit précédemment, l’association a pour but de sensibiliser les jeunes réunionnais à l’intégration de grandes écoles. De plus, les membres de notre association sont notre richesse car nous sommes nous même des preuves réelles. Nous pouvons partager nos expériences et nos ressentis sur nos divers parcours afin que chacun puisse s’identifier le plus facilement possible.
J’espère que grâce à nos différentes actions, nous pourrions obtenir une reconnaissance qui nous permettrait d’intervenir plus facilement au près des étudiants.

Léna Polard

Après avoir étudié au lycée Georges Brassens à Saint-Denis, j’ai obtenu mon bac S mention très bien en 2018. J’ai ensuite intégré Sciences Po Paris par la voie CEP et passe maintenant ma deuxième année sur le campus de Reims, programme Europe-Amérique du nord !
À mon arrivée à Sciences Po et après avoir assisté à une conférence organisée par DTGE en début d’année, je me suis tout de suite sentie concernée par la problématique exposée par cette initiative: l’inégalité d’accès aux grandes écoles à partir de territoires enclavés.
En effet le but de DTGE est de promouvoir l’accès aux grandes Écoles et filières sélectives pour des jeunes issus de territoires enclavés, de lutter contre l’auto-censure, de lutter contre le manque d’information et de raviver l’ambition de la jeunesse de nos territoires ! Même si DTGE s’est majoritairement tourné vers les territoires ruraux, les territoires d’outre-mer n’en sont pas moins concernés. L’île de la Réunion regorge d’une jeunesse talentueuse, tout autant capable d’accéder à ces écoles et filières sélectives et surtout pas moins légitime !
Ainsi, ayant formulé mon souhait de créer une branche DTGE pour mon île, Adèle et moi avons été mises en relation puis ensemble nous avons crée « De la Réunion aux Grandes Écoles » !
Il faut noter que l’un des objectifs principaux de DTGE et de notre branche De la Réunion aux Grandes Écoles est aussi la dynamisation de notre territoire. Par là nous entendons resserrer les liens entre diplômés et le tissu économique local. Il s’agit d’inciter les étudiants réunionnais diplômés à retourner sur leur territoire afin de mettre en valeur et dynamiser notre territoire !
Que cela soit avec la Région, le Rectorat, des élus locaux ou des entreprises locales, les partenariats sont cruciaux puisqu’ils nous permettront premièrement d’avoir une plus grande visibilité sur notre territoire mais aussi d’être plus efficaces dans nos actions et interventions à la Réunion. Sur le long terme, il pourra éventuellement être question de mettre en place un dispositif de bourse à l’aide de ses partenariats, comme l’a réalisé Du Pays Basque aux Grandes Écoles, pour aider certains élèves dans leurs études supérieures en écoles ou filières sélectives.
Promouvoir l’accès aux grandes écoles pour les étudiants réunionnais n’ayant pas forcément les moyens et surtout inciter ces étudiants à retourner sur le territoire afin de permettre une mise en valeur du territoire ! Après avoir fédéré ces jeunes étudiants et diplômés et avoir créé un véritable tissu économique, nous voudrions promouvoir la création de nos propres écoles ou universités à la Réunion. L’objectif de De La Réunion aux Grandes Écoles est de répondre à un enjeu crucial dans la thématique de migrations vers le territoire métropolitain: un véritable accompagnement des jeunes du choix de leurs filières jusqu’aux premiers moments de leur nouvelle vie.
De la Réunion aux Grandes Écoles réunit des lycéens et jeunes étudiants réunionnais qui fédèrent les jeunes réunionnais conscients de l’importance du retour au territoire pour son développement socio-économique.

Eliott Von-Pine

J’ai grandi à Sainte-Marie, j’ai obtenu mon Baccalauréat ES avec mention Très Bien au lycée Levavasseur en 2018, puis à la rentrée universitaire de septembre j’ai intégré la meilleure université d’outre-manche en économie, celle de Warwick.
Plusieurs raisons me viennent à l’esprit, la première, éloigné dans ma grisaille britannique, j’avais besoin d’une organisation ou d’un groupe pour renouer le lien avec mon île, ainsi que pour -la raison est réelle- tenir face au manque d’américain bouchons. La deuxième, bien qu’étudiant en Angleterre et me prédisposant à travailler à l’international, mon ambition d’origine n’a pas changée : contribuer au développement de la Réunion. L’éducation est l’étincelle dont la Réunion a besoin pour amorcer son décollage.
Or, une population jeune au fort potentiel, une appréhension liée au déracinement du départ et à la pression de réussir, ainsi qu’une solidarité régionale unique sont autant d’éléments révélateurs d’un potentiel certain pour De la Réunion aux Grandes Ecoles.
En l’espace de quatre mois, DRGE a signé 2 conventions avec des lycées du nord et prévoit dans un futur proche un déploiement dans le sud, l’ouest, et l’est. Ces conventions, points d’encrage de notre activité sur l’île, nous permettront de nouer des liens forts avec les établissements scolaires. Grâce à elles nous ferons intervenir à la fois étudiants et professionnels de différents corps de métiers, nous travaillions aussi sur un évènement de type forum au-sein des lycées. Il est crucial pour rendre la jeunesse réunionnaise compétitive de sensibiliser tôt et d’inculquer une attitude proactive vis-à-vis du choix des études.
L’auto-censure, au même titre que le manque d’information, est un obstacle prévalant pour l’ambition de jeunesse réunionnaise. C’est en premier lieu le manque de contact avec des instances prônant la sélection et valorisant l’excellence qui cause l’errance de la jeunesse. En second lieu, c’est cette distance tantôt géographique, tantôt ressentie avec un monde universitaire porteur de rêve, qui empêche la jeunesse de se projeter. C’est pourquoi notre mission est de nous positionner en tant qu’interface entre ces deux mondes.

« Florebo quocumque ferar », en français, « Partout où j’irai je fleurirai ».

Xavier Kamaky

Je m’appelle Kamaky Xavier et j’ai grandi ma vie à la Possession. Après un détour par le lycée Jean Hinglo, duquel je sors bachelier, avec les félicitations du jury, je quitte ma côte ouest natal (et sa chaleur) pour rejoindre les bancs de Sciences Po Paris sur le campus franco-allemand de Nancy.
Depuis, je profite de ce que l’école a à m’offrir tant sur le point de vue académique que dans sa riche vie associative. Je suis notamment membre de certains bureaux sur le campus.
En début d’année lorsque Léna Polard m’invite à joindre l’aventure DRGE, j’avais une forte envie de m’y investir. De ce fait, j’ai proposé ma candidature au poste de secrétaire de l’association. Mon rôle consiste donc à accompagner la gestion de l’association et d’organiser des réunions afin d’assurer la cohésion du groupe.
Toutefois, à DRGE, même si pour le on fonctionnement de l’association, des rôles sont nécessaires, tous les membres sont invités à participer et à proposer des nouveaux projets pour faire vivre l’association. Je mets par exemple mes compétences en tournage et montage de vidéos au service de l’association.
La question d’un retour à la Réunion est compliquée pour chaque Réunionnais ayant quitté l’île pour des études. Je n’échappe pas à la règle. En effet, d’une part, la volonté de rendre ce qu’on nous a permit d’apprendre et celle d’accompagner le développement de l’île est forte. Toutefois, ce choix reste compliqué car les opportunités de travail risquent d’être en deçà de nos diplômes et expériences. De plus, comme beaucoup d’étudiant, j’ai un certain désir de vivre et de travailler à l’international. Mon parcours en métropole et mes retours (réguliers) sur l’île font cheminer petit à petit ma réflexion sur ce sujet. Ainsi, je pense vivre les expériences que l’Hexagone et l’international ont à m’offrir avant de rentrer sur l’île et accompagner son développement.
A mon avis, un plus grand accès des Réunionnais aux grandes écoles est nécessaire. En effet, l’île rencontre des défis dans son développement et a besoin de jeunes hautement diplômés. De plus, ces diplômés peuvent aussi être des appuis au développement de l’île au sein des corps administratifs ou politiques nationaux. De ce fait, un plus grand accès des jeunes Réunionnais aux grandes écoles aurait un effet hautement positif sur son développement.
Cependant, il est nécessaire d’insister sur l’importance que TOUS les jeunes indépendamment de leur origine sociale puissent atteindre des grandes écoles. Il est effectivement nécessaire que les lycéens brillants de l’île, même s’ils ont été scolarisés toute leur vie dans des lycées classés REP, aient accès aux grandes écoles. C’est là tout le propos de DRGE !

Adrien Garaïos

J’étais en Terminale S au lycée Levavasseur et j’ai passé mon Bac en 2018. À la suite de ça j’ai intégré l’INSA Lyon, une école d’ingénieur en prépa intégrée. Aujourd’hui, je suis en 3e année dans la spécialité Génie Civil et Urbanisme de cette école.
Adèle m’a contacté il y a 2 ans pour me parler de son idée de créer une association afin d’accompagner les futures étudiants réunionnais. J’ai adhéré aux valeurs du projet et me suis rendu compte que quand j’étais lycéen et qu’on me demandait de choisir mon parcours professionnel j’avais bien galéré car j’étais seul dans mes recherches et toutes les démarches. La mise en place d’une plateforme d’accompagnement, de conseils et de contacts est donc pour moi une excellente initiative dont j’aurais bien aimé bénéficier. C’est pour cela que j’ai voulu contribuer à cela.
On a depuis le début communiqué essentiellement par les réseaux. Au fur et à mesure nos objectifs se sont structurés et on a du envisager la création de notre propre site internet. Ce dernier sera bientôt le support incontournable de l’asso pour présenter tout ce que nous mettons en place. Les lycéens auront par lui accès à nos conseils sur l’orientation ou sur les aides à demander, nos ressources sur l’actualité ou diverses informations et des contacts pour les accompagner au mieux. Bientôt une plateforme de parrainage sera disponible où les lycéens pourront être accompagnés par un parrain ou une marraine pour l’aider dans tout ce qui concerne la transition vers le supérieur et répondre à ses questions. Le site a pris pas mal de temps dans sa conception mais le résultat est là et j’espère qu’il pourra aider un maximum les jeunes réunionnais et les encouragera à tenter les parcours qu’ils souhaitent réaliser. Comme té di granmoun lontan « Ti hache i coupe gro bois ».

Anne-Gaëlle Moidinecouty

J’ai grandi à la Saline dans les hauts de St Paul, et j’ai été au lycée de Trois Bassins où j’ai passé mon bac ES mention Bien européenne allemand en 2016, puis je suis rentré à Sciences Po Paris où j’ai effectué mon Bachelor dont une année en Indonésie en relations internationales. Je viens de finir ma première année de Master à Sciences Po en Marketing et études.
Ça faisait un moment que je pensais aux problématiques que devaient faire face les jeunes réunionnais concernant l’accès aux filières sélectives.
Non seulement nous devons faire face à un éloignement géographique conséquent mais on a aussi du mal à trouver des informations pour les grandes écoles. J’ai eu la chance d’entendre parler de Sciences Po grâce à des profs, mais autrement j’en aurais jamais eu connaissance.
Et comme je l’ai toujours pensé, La Réunion m’a bercé et vu grandir il était pour moi important de m’engager auprès de mon île et faire bouger les choses à mon échelle.
Bien sur je ne cesse d’y penser, mais c’est une étape compliquée à envisager car je suis tiraillée entre l’idée de rentrer mais je vais me heurter à un manque de débouché pour le secteur que j’envisage (cosmétique et luxe). D’autre part, j’ai la chance grâce à Sciences Po d’avoir de nombreuses opportunités autant en hexagone que à l’étranger.
Donc je pense à un retour à la Réunion mais plutôt dans quelques années. Mais en même temps je ne souhaite pas attendre trop longtemps car je crée de plus en plus d’attache avec Paris et ça pourrait me freiner concernant le retour.
Je ne dirais pas que cela soit nécessaire, l’accès aux grandes écoles n’est pas LA condition de réussite mais il y’a un fort potentiel à La Réunion dont on a pas forcément conscience et cela est dommage. Par exemple des élèves qui ont les capacités d’y accéder sont dans le meilleurs des cas freiné par des facteurs externes (financement, éloignement…etc), dans le pire des cas ils en entendent jamais parlé. Ce que je veux dire par là c’est qu’on prône une éducation pour tous et cela indépendamment des classes sociales mais qu’on se retrouve malgré tout face à une forme d’auto censure qu’il faut briser et c’est là tout le rôle de l’association.
Nous aspirons à une plateforme où les futurs étudiants pourront trouver des réponses à leurs questions, obtenir un accompagnement par des réunionnais qui sont passé par là avant eux, trouver un soutient mais aussi un pôle d’information.

Ophélie Mallet

Bien sûr ! Alors j’ai, tout d’abord, effectué un Bac S au Lycée Levavasseur à Saint-Denis.
Puis, me rendant compte que des études scientifiques n’étaient pas ce qui me plaisait le
plus, j’ai intégré le portail « institution et société » à l’Université Lumière Lyon 2 grâce auquel
j’ai étudié de l’économie, de la science politique, de la sociologie et du droit.
Cette première année m’a permis de comprendre quel domaine m’intéressait le plus. Après
avoir validé ma licence 1, j’ai donc décidé de me tourner vers une L2 droit et ai postulé pour
intégrer un diplôme d’établissement sur l’Europe délivré par Sciences Po Lyon.
Aujourd’hui, je finis donc ma L2 droit option « minerve espagnol » et ma première année de
DE à Sciences Po Lyon.
Alors, pour les obstacles, il y en a plusieurs…
1- Le manque d’information
Un des obstacles majeurs selon moi est le manque d’information sur les différents parcours de
formation que l’on peut suivre après le bac. Si l’on ne connait pas l’existence des différentes
écoles de commerce, d’ingénieur, des IEP ou encore de Sciences po Paris, il me semble
compliqué de les préparer et de les intégrer…
2- La prise de conscience tardive
En effet, si l’on a conscience de l’existence des différentes filières sélectives qu’en terminale,
il est difficile d’entrer dans les écoles qui demandent un concours par exemple.
3- L’éloignement
Ce n’est pas facile pour une personne qui a toujours ou longtemps vécu à la Réunion avec
ses parents et sa famille de penser à aller étudier dans une école dans l’hexagone ou ailleurs.
Toutefois, si l’on sait ce que l’on veut ou souhaite étudier, il ne faut pas avoir peur de
« sauter » le pas et de foncer !
4- L’autocensure
Un sujet crucial est l’autocensure. En effet, et j’insiste là-dessus, il ne faut pas croire que les
filières sélectives ne sont pas pour vous ! Tout le monde peut réussir s’il croit en sa réussite et
en ses capacités. Et puis « Pa capab lé mort sans essayer » alors ça ne coute rien d’essayer.
J’ai intégré cette association pour justement lutter contre certains obstacles que peuvent
rencontrer les jeunes réunionnaises et réunionnais dans leurs passages dans l’enseignement
supérieur.
Mon but en entrant dans cette association est de réduire le manque d’information des
lycéens et de pouvoir les informer dès les premières années du lycée des différentes
possibilités de formation après le bac.
Remarque : Et oui il ne faut pas penser qu’au bac, le post bac et au moins aussi important.
(PS : je suis tombé dans le panneau donc je ne veux pas que ça arrive aux autres)
Honnêtement, je pense que oui parce que je souhaite apporter ma contribution au
développement de notre Ile. Je pense qu’il est important de revenir apporter ce que l’on
peut à l’endroit où l’on a grandi. Toutefois, ce ne sera pas tout de suite après mes études car
je m’intéresse fortement à tout ce qui tourne autour de l’Union Européenne.

Alban Delpouy

J’ai obtenu mon baccalauréat S en 2018 après trois années passées au lycée Sarda Garriga à Saint-André. Désormais, j’entame ma seconde année au campus de Menton de Sciences Po, spécialisé dans le Moyen-Orient et la Méditerranée.
Avant qu’Adèle ne me présente le projet de DRGE, j’avais déjà eu connaissance d’autres étudiants de Sciences Po engagés dans les antennes de leur régions respectives. J’ai tout de suite accepté pour deux raisons principales.
En effet, je trouve primordial d’œuvrer pour une meilleure information à propos des formations sélectives. J’ai personnellement pris connaissance d’une démarche similaire avec la procédure CEP de Sciences Po, qui a agi comme un véritable catalyseur pour moi dans mon intérêt pour les grandes écoles et autres formations post-bac. Je souhaite agir en ce sens au sein de DRGE.
Deuxièmement, il est selon moi important de développer une conscience commune aux étudiants réunionnais dans de telles formations, ce qui peut être mis à profit tant dans notre expérience associative que dans le bon déroulé de nos études.
Ces conventions constituent la pierre angulaire de l’action de DRGE. Avec de tels partenariats, j’espère que nous pourrons mettre efficacement en oeuvre le projet d’information et contre l’autocensure. Les deux lycées partenaires aujourd’hui constituent la première impulsion d’un mouvement plus large qui atteindra beaucoup de lycées de l’île, croyez moi !
Je me souviens d’une remarque lancée par M.Abdullah Lala, responsable des Alumni de Sciences Po à La Réunion, à propos du futur professionnel des admis à Sciences Po. J’avais évoqué La Réunion comme une possibilité, mais non comme une priorité. J’ai depuis révisé mon jugement, notamment avec une prise de conscience de l’importance du retour des diplômés sur l’île pour son développement. En laissant ma fibre du service public s’exprimer, ce retour consacrerait une expertise du territoire qui ne peut qu’être bénéfique pour La Réunion.

Clément Abraham

Après avoir vécu 8 ans en Lorraine, dans le Nord de la France, j’ai déménagé à l’île de la Réunion en 2008. J’ai suivi mes années de lycée à Saint-Charles (Saint-Pierre) où j’ai obtenu mon baccalauréat mention très bien en filière scientifique en 2018, puis je me suis tourné vers une classe préparatoire (CPGE) lettres et sciences sociales à Saint-Denis au lycée Bellepierre, à la Réunion.

Lorsque l’association m’a été présentée par Laura Doche, je me suis très vite retrouvé dans les valeurs partagées par la DRGE ! Outre mon désir de participer à la vie associative, informer les jeunes sur les diverses possibilités qui s’offrent à eux dans l’enseignement supérieur me semblait primordial. Combien de fois entendons-nous des jeunes qui découvrent l’existence de Science Po ou des classes préparatoires en terminal ? Intégrer l’association était un moyen pour moi de contribuer à une cause qui me tenait particulièrement à cœur !
Les missions de l’association sont centrées autour d’un projet central : aider les jeunes à se projeter dans leur poursuite d’étude que ce soit en comblant le manque d’information sur les diverses formations (Présentation de Science Po, des classes préparatoires, des grandes universités, ou encore des écoles de commerce) mais aussi leur apporter une aide personnalisée que l’on perfectionnera à terme. Pour le moment, nous signons des conventions avec les lycées des 4 coins de l’île de la Réunion pour ensuite intervenir directement dans ces lycées partenaires. Nous souhaitons réellement pouvoir apporter aux jeunes lycéens ce complément informationnel qui leur sera très utile pour envisager une poursuite d’étude. Chaque membre de l’association est preuve qu’il est possible d’intégrer des filières sélectives qu’elles soient sur le territoire réunionnais, en France métropolitaine ou même encore à l’international.