Anne-Gaëlle Moidinecouty

Aujourd’hui, nous vous présentons Anne-Gaëlle Moidinecouty.

Peux-tu nous présenter ton parcours ?

J’ai grandi à la Saline dans les hauts de St Paul, et j’ai été au lycée de Trois Bassins où j’ai passé mon bac ES mention Bien européenne allemand en 2016, puis je suis rentré à Sciences Po Paris où j’ai effectué mon Bachelor dont une année en Indonésie en relations internationales. Je viens de finir ma première année de Master à Sciences Po en Marketing et études.

Pourquoi t’es-tu engagé dans l’association ?

Ca faisait un moment que je pensais aux problématiques que devaient faire face les jeunes réunionnais concernant l’accès aux filières sélectives. Non seulement nous devons faire face à un éloignement géographique conséquent mais on a aussi du mal à trouver des informations pour les grandes écoles. J’ai eu la chance d’entendre parler de Sciences Po grâce à des profs, mais autrement j’en aurais jamais eu connaissance. Et comme je l’ai toujours pensé, La Réunion m’a bercé et vu grandir il était pour moi important de m’engager auprès de mon île et faire bouger les choses à mon échelle.

Envisages-tu un retour à La Réunion ?

Bien sur je ne cesse d’y penser, mais c’est une étape compliquée à envisager car je suis tiraillée entre l’idée de rentrer mais je vais me heurter à un manque de débouché pour le secteur que j’envisage (cosmétique et luxe). D’autre part, j’ai la chance grâce à Sciences Po d’avoir de nombreuses opportunités autant en hexagone que à l’étranger. Donc je pense à un retour à la Réunion mais plutôt dans quelques années. Mais en même temps je ne souhaite pas attendre trop longtemps car je crée de plus en plus d’attache avec Paris et ça pourrait me freiner concernant le retour.

L’accès aux grandes écoles par les réunionnais ?

Je ne dirais pas que cela soit nécessaire, l’accès aux grandes écoles n’est pas LA condition de réussite mais il y’a un fort potentiel à La Réunion dont on a pas forcément conscience et cela est dommage. Par exemple des élèves qui ont les capacités d’y accéder sont dans le meilleurs des cas freiné par des facteurs externes (financement, éloignement…etc), dans le pire des cas ils en entendent jamais parlé. Ce que je veux dire par là c’est qu’on prône une éducation pour tous et cela indépendamment des classes sociales mais qu’on se retrouve malgré tout face à une forme d’auto censure qu’il faut briser et c’est là tout le rôle de l’association. Nous aspirons à une plateforme où les futurs étudiants pourront trouver des réponses à leurs questions, obtenir un accompagnement par des réunionnais qui sont passé par là avant eux, trouver un soutient mais aussi un pôle d’information.