Eliott Von-Pine

Aujourd’hui nous vous présentons Eliott Von Pine, trésorier de DRGE !

Peux-tu nous présenter ton parcours ?

J’ai grandi à Sainte-Marie, j’ai obtenu mon Baccalauréat ES avec mention Très Bien au lycée Levavasseur en 2018, puis à la rentrée universitaire de septembre j’ai intégré la meilleure université d’outre-manche en économie, celle de Warwick.

Pourquoi t’es-tu engagé dans l’asso ?

Plusieurs raisons me viennent à l’esprit, la première, éloigné dans ma grisaille britannique, j’avais besoin d’une organisation ou d’un groupe pour renouer le lien avec mon île, ainsi que pour -la raison est réelle- tenir face au manque d’américain bouchons. La deuxième, bien qu’étudiant en Angleterre et me prédisposant à travailler à l’international, mon ambition d’origine n’a pas changée : contribuer au développement de la Réunion. L’éducation est l’étincelle dont la Réunion a besoin pour amorcer son décollage.Or, une population jeune au fort potentiel, une appréhension liée au déracinement du départ et à la pression de réussir, ainsi qu’une solidarité régionale unique sont autant d’éléments révélateurs d’un potentiel certain pour De la Réunion aux Grandes Ecoles.

Peux-tu nous parler des conventions signées avec les lycées ?

En l’espace de quatre mois, DRGE a signé 2 conventions avec des lycées du nord et prévoit dans un futur proche un déploiement dans le sud, l’ouest, et l’est. Ces conventions, points d’encrage de notre activité sur l’île, nous permettront de nouer des liens forts avec les établissements scolaires. Grâce à elles nous ferons intervenir à la fois étudiants et professionnels de différents corps de métiers, nous travaillions aussi sur un évènement de type forum au-sein des lycées. Il est crucial pour rendre la jeunesse réunionnaise compétitive de sensibiliser tôt et d’inculquer une attitude proactive vis-à-vis du choix des études.

Quelques lignes sur l’auto censure ?

L’auto-censure, au même titre que le manque d’information, est un obstacle prévalant pour l’ambition de jeunesse réunionnaise. C’est en premier lieu le manque de contact avec des instances prônant la sélection et valorisant l’excellence qui cause l’errance de la jeunesse. En second lieu, c’est cette distance tantôt géographique, tantôt ressentie avec un monde universitaire porteur de rêve, qui empêche la jeunesse de se projeter. C’est pourquoi notre mission est de nous positionner en tant qu’interface entre ces deux mondes.

Avais-tu une idée de projet professionnel au moment de ta candidature ? Et maintenant ?

Je n’avais pas d’idée précise, je savais juste que je voulais avoir un impact sur les décisions prises à grande échelle dans notre société. A présent j’ai le projet plus précis de devenir économiste-chercheur, c’est un poste qui requiert à la fois créativité et rigueur, et correspond à ma volonté d’origine.  

Comment as-tu intégré ton école/formation ? Y a-t-il d’autres portes d’entrée ?

J’ai candidate sur UCAS, l’équivalent de Parcoursup pour les universités du Royaume-Uni.

Pour quelles raisons recommanderais-tu cette formation, pour quelles raisons ne la recommanderais-tu pas ?

Le Bachelor in Economics a pour (beaucoup) simplifier trois principaux débouchés : le master en économie pour devenir économiste chercheur e.g. Banque Centrale Européenne, OCDE, etc., le secteur de la finance en particulier les banques d’investissement e.g. Goldman Sachs, Société General, etc., ainsi que le secteur du conseil e.g. PWC, KPMG, etc.

Quelles sont les attentes académiques dans ta formation ? Quelles qualités est-il important d’avoir ou de développer ?

En BSc Economics, c’est avant tout une rigueur de travail et un intérêt pour les mathématiques appliqués qui sont demandés.

Voici le point de vue de John Meynard Keynes, l’un des économistes les plus influent du XXe siècle : “The master-economist must possess a rare combination of gifts …. He must be mathematician, historian, statesman, philosopher—in some degree. He must understand symbols and speak in words. He must contemplate the particular, in terms of the general, and touch abstract and concrete in the same flight of thought. He must study the present in the light of the past for the purposes of the future. No part of man’s nature or his institutions must be entirely outside his regard. He must be purposeful and disinterested in a simultaneous mood, as aloof and incorruptible as an artist, yet sometimes as near to earth as a politician.”

Quel est le volume horaire des cours et travail personnel ? Le rythme de travail ou le niveau de ta promo t’a-t-il semblé élevé à ton arrivée ?

Le nombre d’heure de cours oscille entre 12 et 15 heures par semaine selon l’année. Pour ce qui est du travail personnel, je situerais l’effort entre 15 et 30h par semaine en fonction de la période pour une viser une « mention bien ».

Au premier trimestre la différence avec le niveau moyen de Terminale était saisissante, en particulier en math, ainsi qu’en capacité et efficacité de travail. Cependant, en travaillant sérieusement et régulièrement, on s’aperçoit qu’il est tout à fait possible de combler ses lacunes, quel qu’elles soient.