Harry Boyer–De Larichaudy

Aujourd’hui nous vous présentons le portrait d’Harry, que nous avons pu aider grâce à la convention signée avec le lycée Georges Brassens à Saint-Denis.

Présente toi et ton parcours !

Je m’appelle Harry Boyer- -De Larichaudy, J’ai 17 ans , je suis né à St- Denis et je vivais au Moufia. J’ai été au Lycée Georges Brassens puis au Lycée de Trois Bassins et enfin celui de Georges Brassens ce qui ne m’a pas empêché de poursuivre mes rêves et mes passions peut importe la géolocalisation.Je suis une personne déterminée et qui est intéressée par tout donc vous décrire mon parcours serait très long, mais je vais essayer de synthétiser. J’ai fait ma scolarité en Scientifique, ce qui m’a apporté une ouverture d’esprit et un raisonnement logique de plus durant deux ans je me suis investi dans la vie lycéenne comme délégué, au CVL, CA, ce qui m’a aidé à avoir un sens du partage et de l’écoute et une expérience toute autre.Puis j’ai tout de même continué mon parcours sur de l’apprentissage et essayer de vivre le plus d’expérience possible, si il y’avait des options je les faisais toutes, un atelier je le faisais, une association je m’y inscrivais, une langue à apprendre je l’apprenais, un voyage à participer j’y allais. Ce que je veux dire c’est que à force d’être curieux et de vous investir dans ces choses, vous devenez pluridisciplinaire et intéressé par le monde qui vous entoure et vous avez une capacité à l’aborder de différentes manières et c’est ce que mon parcours m’a appris, à me gérer et à en connaître plus sur moi même, ce qui m’a beaucoup aidé le jour de l’oral, d’une parce que j’avais des choses à dire et ensuite j’étais une personne intéressé et polyvalente qui se connaissait dans énormément de situations ce qui les a permis de m’évaluer sur différents points et c’est ce qui a fait la différence, le but de mon parcours et du vôtre c’est de vous connaître enfin et de le montrer que savez qui nous êtes et pourquoi vous êtes là aujourd’hui et quel moyen de connaître ces réponses en essayant de tout faire pour savoir ce qu’on aime ou pas.

Comment s’est déroulée ta préparation pour Sciences Po ?

Alors je me suis inscrit à l’atelier Sciences Po dés ma rentrée en Seconde (si il y a un atelier je m’inscris 😉 ) je préfère être honnête je ne savais pas du tout ce que c’était. Et on a commencé à nous expliquer, j’y voyais de la grandeur de l’ambition, et c’était pour moi une chose inatteignable pour un petit réunionnais comme moi… Alors j’ai continué jusqu’à ce que j’arrive en terminale j’ai failli baisser les bras de nombreuses fois tout le monde me disait que c’était impossible et que j’avais pas le niveau (c’était peut-être vrai) mais je m’en fichais parce que j’aime bien faire le contraire de ce qu’on me dit de faire…J’ai commencé le dossier de presse, un travail qui demande une rigueur et une concentration exceptionnelle (j’ai galéré) mais j’ai persévéré et ça a payé.Pour cet oral, j’ai d’abord assisté aux oraux blancs des autres candidats pour savoir ce qu’on attendait de moi puis je les ai reproduit avec mes amis pour qu’ils m’aident le jour de l’oral ça m’a sincèrement aidé tout ce qu’on attendait de moi c’était de connaître mon sujet de voir si j’étais réellement intéressé de pousser les limites du sujets à une autre échelle. Pour le second oral, un peu plus personnel et très flou, on ne sait pas, on s’entraîne mais sans but précis certain sur la culture générale et d’autre sur l’avenir et d’autre sur l’actualité et l’histoire, mais au final on ne sait pas sur quoi l’oral va traiter alors vous vous entraînez avec vos amis vos tuteurs sur tout et n’importe quoi et généralement ça fonctionne l’important c’est de les amener vous sur ce que vous voulez et de rester souriant et de pas vous laissez abattre et soyez honnête c’est une qualité souvent sous-estimée mais croyez moi elle peut être très appréciée.

Peux-tu nous parler de la convention CEP et ses enjeux ?

La convention CEP de son nom Convention Education Prioriatire a été signée avec différents lycées de France et d’Outre-Mer et permet aux élèves d’être formé au concours de la seconde à la terminale et dans mon cas qui permettait d’être « dispensé » des écrit. Sciences Po a voulu à travers cette convention prouve que peu importe le territoire favorisé ou défavorisé, le talent et le potentiel ne sont pas une question d’héritage, de nom ou d’argent mais c’est quelque chose qu’on entretient, une flame qui brûle à l’intérieur de nous attendant de se montrer et grâce à cette convention, il permet aux personnes qui n’ont pas la chance d’avoir accès à l’intégralité de ce que notre monde a à offrir de montrer leur flamme et leur détermination pour prouver qu’ils ont le droit et la capacité de s’offrir le monde peu importe d’où ils viennent.Je pense que c’est une convention importante, car cette égalité des chances nous laisse un espoir et nous laisse avoir de l’ambition ce qui nous conditionne à nous battre pour avoir tout ce que l’on veut et ça peu importe d’où l’on vient et c’est un enjeux important sans parler de la diversité culturelle qui est un plus dans tout apprentissage.

Quelles sont tes futures aspirations et penses-tu déjà à un retour à la Réunion ?

J’aimerais bien poursuivre mes études en master Journalisme avec le double diplôme de l’Ivy league de Columbia University a New York ou alors dans les relations internationales. Mais qui sait, on verra ce que l’avenir me réserve et ce que Sciences Po a à me proposer. Bien évidement que je retournerais à la Réunion, c’est mon île et je m’y sens chez moi mais parfois il faut partir pour mieux rentrer