Laure Sicard

Peux-tu présenter ton parcours ?

J’ai été au lycée Leconte de Lisle (Saint- Denis) et ensuite j’ai effectué deux ans de prépa BCPST à Nancy, en métropole, dans le lycée Henry Poincaré. Aujourd’hui j’attends mes résultats de concours.

Avais-tu une idée de projet professionnel au moment de ta candidature ? Et maintenant ?

Au moment de ma candidature je voulais faire vétérinaire. Maintenant j’hésite entre un doctorat en pharmaceutique à l’ENSAIA de Nancy ou des études en géologie à l’ENSG, deux domaines bien différent !

Comment as-tu intégré ton école/formation ? Y a-t-il d’autres portes d’entrée ?

J’ai essayé d’avoir d’assez bonnes moyennes au lycée afin d’avoir une prépa en métropole en passant par Parcoursup, mais pour faire vétérinaire il est aussi possible de passer par certaines facultés en métropole.

Pour quelles raisons recommanderais-tu cette formation, pour quelles raisons ne la recommanderais-tu pas ?

Avoir été en prépa BCPST à Henry Poincaré a été une très bonne expérience pour moi, cette formation permet d’accéder à beaucoup d’écoles très différentes et de se réorienter facilement car on y découvre de nombreuses matières. De plus, le suivi des professeurs est excellent et très encourageant. Malgré tout, la prépa reste quelque chose de difficile et si vétérinaire est vraiment ce que vous vous voulez faire, c’est un but très difficile à atteindre.

Quelles sont les attentes académiques dans ta formation ? Quelles qualités est-il important d’avoir ou de développer ?

En BCPST, la rédaction est très importante car on rédige beaucoup dans toutes les matières surtout en biologie et géologie. Comme dans beaucoup de prépa, l’expression à l’oral est très importante mais en BCPST il y a aussi la capacité à faire des schémas en biologie et avoir une bonne mémoire. La biologie est prédominante mais les mathématiques et la physique sont aussi très présents. Il est très important d’avoir un bon rythme de travail et un bon mental face aux charges de travail demandées, il ne faut surtout pas hésiter à participer et à parler aux professeurs et l’entraide est très importante à Henry Poincaré, être bon en dessin peut aussi avoir de gros avantages ! Cette prépa m’a surtout permis de mieux m’exprimer à l’oral et de m’organiser pour supporter une grosse charge de travail.

Quel est le volume horaire des cours et travail personnel ? Le rythme de travail ou le niveau de ta promo t’a-t-il semblé élevé à ton arrivée ?

On est autour des 5 à 7h de cours par jour jusqu’au samedi matin avec une après-midi de libre pour pouvoir effectuer des khôlles et un après-midi ou matin pour faire un DS. Tous les midis et les soirs je restais travailler au lycée en m’accordant le samedi après-midi comme pause ce qui est important. En deuxième années, les khôlles sont réparties dans la journée en essayant de nous donner du temps pour manger. A mon arrivée le rythme de travail était abordable mais au bout d’une semaine il s’est beaucoup intensifié.  Le niveau de ma promo a augmenté aussi très rapidement.

L’installation en métropole a-t-elle été difficile ?

Mon installation a été plutôt facile car j’ai eu le temps de prendre connaissance de Nancy une semaine avant les cours. De plus, je me suis faite très facilement des amis dans ma promotion, ce qui m’a aidé à me sentir bien à Nancy. Il est possible de réserver un logement depuis la Réunion.

Une anecdote sur ton expérience, quelque chose de surprenant ou un mot sur la étudiante ?

Malgré le côté stressant de la prépa, on organise beaucoup d’activités à Henry Poincaré comme une journée où toute la promotion se déguise, un restaurant avec nos professeurs, une semaine en Auvergne pour voir les volcans (où j’ai surtout joué au volley avec mon professeur de biologie), ainsi qu’une dégustation de vins de Pommard. Tout ça pour dire qu’il est important de bien savoir se détendre !

Est-ce que tes deux ans de prépa ont été si terrible ? Qu’est-ce que ça t’a apporté ?

Ces deux années de prépa ont été assez fatigantes psychologiquement comme physiquement, j’ai cru abandonner plusieurs fois mais avec l’aide de mes professeurs et de ma promotion j’ai pu y arriver, mais si c’est trop dur il ne faut pas hésiter à envisager une réorientation. J’y ai appris à être autonome, efficace, à bien m’exprimer, à maîtriser mon stresse et surtout à improviser !

A ce stade, connais-tu plus précisément le métier ou la filière dans laquelle tu veux étudier ?

Je ne connais pas précisément mon futur métier et je réfléchie encore pour la filière entre biologie et géologie.