Ophélie Mallet

Peux-tu nous présenter ton parcours ?

Bien sûr ! Alors j’ai, tout d’abord, effectué un Bac S au Lycée Levavasseur à Saint-Denis.Puis, me rendant compte que des études scientifiques n’étaient pas ce qui me plaisait le plus, j’ai intégré le portail « institution et société » à l’Université Lumière Lyon 2 grâce auquel j’ai étudié de l’économie, de la science politique, de la sociologie et du droit.Cette première année m’a permis de comprendre quel domaine m’intéressait le plus. Après avoir validé ma licence 1, j’ai donc décidé de me tourner vers une L2 droit et ai postulé pour intégrer un diplôme d’établissement sur l’Europe délivré par Sciences Po Lyon. Aujourd’hui, je finis donc ma L2 droit option « minerve espagnol » et ma première année deDE à Sciences Po Lyon.

Parle-nous des obstacles que rencontrent les jeunes réunionnais à l’entrée dans les filières sélectives ?

Alors, pour les obstacles, il y en a plusieurs…

1- Le manque d’information

Un des obstacles majeurs selon moi est le manque d’information sur les différents parcours deformation que l’on peut suivre après le bac. Si l’on ne connait pas l’existence des différentesécoles de commerce, d’ingénieur, des IEP ou encore de Sciences po Paris, il me semblecompliqué de les préparer et de les intégrer…

2- La prise de conscience tardive

En effet, si l’on a conscience de l’existence des différentes filières sélectives qu’en terminale,il est difficile d’entrer dans les écoles qui demandent un concours par exemple.

3- L’éloignement

Ce n’est pas facile pour une personne qui a toujours ou longtemps vécu à la Réunion avecses parents et sa famille de penser à aller étudier dans une école dans l’hexagone ou ailleurs.Toutefois, si l’on sait ce que l’on veut ou souhaite étudier, il ne faut pas avoir peur de« sauter » le pas et de foncer !

4- L’autocensure

Un sujet crucial est l’autocensure. En effet, et j’insiste là-dessus, il ne faut pas croire que lesfilières sélectives ne sont pas pour vous ! Tout le monde peut réussir s’il croit en sa réussite eten ses capacités. Et puis « Pa capab lé mort sans essayer » alors ça ne coute rien d’essayer

Pourquoi as-tu adhéré à l’association ?

J’ai intégré cette association pour justement lutter contre certains obstacles que peuventrencontrer les jeunes réunionnaises et réunionnais dans leurs passages dans l’enseignementsupérieur. Mon but en entrant dans cette association est de réduire le manque d’information deslycéens et de pouvoir les informer dès les premières années du lycée des différentespossibilités de formation après le bac.

Remarque : Et oui il ne faut pas penser qu’au bac, le post bac et au moins aussi important. (PS : je suis tombé dans le panneau donc je ne veux pas que ça arrive aux autres)

Envisages-tu un retour à La Réunion ?

Honnêtement, je pense que oui parce que je souhaite apporter ma contribution audéveloppement de notre Ile. Je pense qu’il est important de revenir apporter ce que l’onpeut à l’endroit où l’on a grandi. Toutefois, ce ne sera pas tout de suite après mes études carje m’intéresse fortement à tout ce qui tourne autour de l’Union Européenne.